Arel's Club Marche - Arlon - LUX012

Les anciens présidents nous parlent



Une mise en route difficile

Après le départ de Jean-Claude LAMBE, le club reste sans président.
En 1982, des membres du club demandent à Fernand GODEFROID de devenir président.
Il quittera après un an à cause de problèmes familiaux.



M Godefroid, comment êtes-vous venu la marche?

Tout simplement parce que je connaissais MM Muller, Krier, Dion et Dechambre. C'étaient tous les anciens. Muller était un collègue de mon épouse. Je connaissais M Krier par mon papa. Dechambre, je le connaissais comme ça et M Dion parce que c'était un voisin de M. Dechambre. La toute première réunion à laquelle j'ai assisté et durant laquelle on m'a bombardé président, c'était chez M. Dion, dans la cuisine. Ce devait être en 1982. On m'a demandé d'exercer la présidence parce que j'étais déjà au cercle de tir d'Arlon. J'y .ai. été trésorier-secrétaire pendant 10 ans; et on m'a dit : "Toi tu organises ça bien, tu connais tout le monde". J'ai exercé le mandat de président à peu près un an. J'ai arrêté au décès de mon fils en 1982. Durant mon mandat, j'ai organisé deux marches avec chaque fois un contrôle sur une table dans mon garage. J'étais contrôleur dans mon garage. J'ai même été contrôleur une fois dans l'école de M Dechambre.

Combien avez-vous organisé de marches ?

J'ai organisé une marche de jour et une marche de nuit, de l'Arelerland. Par l'intermédiaire de Dechambre, nous avions la salle de : l'ISMA et c'est là que se donnaient les départs. Il y: avait 5, 10 ou 20 km. Il n'y a pas eu de 42 km. Nous avons eu chaque fois du très beau : temps. Je me rappelle qu'un de nos marcheurs s'était fait
mordre par un chien, un berger allemand du moulin de la Platinerie. A l'époque, on avait peur de la rage. J'ai assisté le pauvre. Je l'ai conduit à l'hôpital où je suis resté avec lui au moins deux heures dans la salle d'attente pour le faire soigner. A l'époque, : mon fils était malade et je connaissais pas mal le corps médical. Finalement, ce marcheur n'avait rien. C'était plus de peur que de mal. Il avait le training un peu déchiré. Il avait couru et le chien lui avait sauté dessus. :

Y avait-i-il beaucoup de participants aux marches?

Je pense qu'il yen avait une bonne centaine chaque fois.

Combien de membres comptait alors le club?

Nous étions trentaine. Je me rappelle aussi qu'il y a eu des réunions chez M. Krier. C'était tous des anciens et j'étais là pour les diriger vers des choses plus rationnelles. Le marcheur est un rêveur. Pendant les marches, il a le temps de cogiter pas mal de choses, alors il rêve. Mon métier, ce n'est pas de rêver. Il faut rester les pieds sur terre. Ce n'était pas mal d'avoir quelqu'un plus gestionnaire, plus terre à terre. Un jour, je mettais les pancartes et le lendemain, je repassais et les enlevais. J'ai assisté à pas mal de marches, en Belgique et surtout au Grand Duché. Elles avaient là une autre structure et à ce moment là étaient beaucoup mieux organisées. Les clubs étaient subventionnés par les communes.
On se rendait compte qu'il manquait à Arlon une structure et des bases pour que le club soit sur des rails bien solides. J'espère que le très court temps que j'ai passé avec eux leur a permis de commencer sur cette voie.

Quelle était la situation du club à votre arrivée

J'en ignore tout. Après mon départ, j'ai continué à voir M MULLER et Dupus. Je voyais aussi de temps en temps Jacques Krier. Nous parlions du bon vieux temps quand nous marchions. J'étais donc toujours un peu au courant.

Pouvez vous me citer un événement marquant de l'époque?

Pendant que j'étais président, nous avons eu les premiers écussons du club. Lors de la marche du maitrank, nous passions devant la radio d'Arlon, sur la butte. Un professeur de l'ISMA était animateur. Je suis passé au studio, un peu par hasard. Il m'a interviewé et m'a posé des tas de questions sur le nombre de marcheurs et l'organisation. Par la suite, il y a eu une autre interview avec MM Muller et Krier; Par après, nous sommes passé sur les ondes de la RTBF, à l'émission Nationale 4 avec Yéri Barnich. Durant ma présidence, je n'ai pas eu de problème avec les instances officielles. Il faut dire qu'ArIon est au bout du monde et nous n'étions pas très gâtés. Tous ce que nous avions, c'était grâce à des fonds propres ou à des animations.

Juillet 76


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